Le multitâche, cette douce illusion

1 Juin 2020 | Article de fond

Tout comme moi, vous accomplissez probablement vos tâches quotidiennes au rythme effréné des notifications de votre téléphone et de votre ordinateur. Et si vous croyez être capables de démultiplier votre attention pour répondre à ces stimulations multiples, la science risque fort de vous détromper. En réalité, vous passez très rapidement d’une activité à l’autre, en alternance, et perdez au passage une grande partie de votre efficacité. D’après une étude menée par le Bryan College, le manque de productivité résultant du multitâche aurait un coût d’environ 450 milliards de dollars aux Etats-unis. C’est donc loin d’être un sujet mineur. 

Selon Winifred Gallagher, auteur de Rapt, Attention and the Focused Life, l’attention est une ressource limitée. Nous pouvons traiter 110 bits d’information par seconde et 173 milliards de bits au cours de notre vie toute entière. À une époque où notre capacité à nous concentrer diminue de manière inquiétante, découvrez avec moi quelles sont les conséquences pour le cerveau d’une telle surcharge d’informations.

 

Le multitâche, une impossibilité révélée par la science

L’alternance des tâches

Au cours des vingt dernières années, David Meyer psychologue et chercheur en sciences cognitives de l’université du Michigan, a prouvé à maintes reprises que le multitâche est un mythe. Vous pensez faire plusieurs choses à la fois, mais en réalité, vous passez presque toujours d’une tâche à l’autre, en perdant un peu d’efficacité à chaque changement d’activité. 

Une seule tâche par canal

Selon lui, cela s’explique par le fait que le cerveau traite différents types d’informations sur des canaux distincts – un canal linguistique, un canal visuel, un canal auditif, etc. Ces derniers ne peuvent traiter qu’un seul flux d’information à la fois. Si vous surchargez l’un d’entre eux, le cerveau devient inefficace et sujet à l’erreur.

Regarder le pare-brise et lire l’écran d’un téléphone sont deux tâches visuelles et sont donc incompatibles. En revanche, il est possible d’effectuer des tâches ménagères en écoutant de la musique, car vous utilisez deux canaux différents. Parler avec un téléphone mains libres est extrêmement dangereux, explique David Meyer. Si la personne à l’autre bout du fil décrit une scène qui fait appel à votre sens visuel, la conversation peut occuper ce même canal suffisamment pour nuire à votre capacité de voir la route.

Une efficacité toute relative

Dans le cadre d’expériences publiées en 2001, le docteur Joshua Rubinstein de l’Administration fédérale de l’aviation, et ses associés, le docteur Jeffrey Evans, et le docteur David Meyer, ont mené quatre expériences au cours desquelles de jeunes adultes passaient d’une tâche à une autre, comme la résolution de problèmes mathématiques ou la classification d’objets géométriques.  Le docteur Meyer a déclaré que les brefs blocages mentaux créés par le passage d’une tâche à l’autre peuvent coûter jusqu’à 40  % du temps productif d’une personne.

Gloria Mark est professeure au Département informatique de l’université de Californie à Irvine. Dans le cadre de ses recherches, des observateurs ont été envoyés pour observer pendant trois jours et demi des employés de plusieurs sociétés technologiques et financières. Les chercheurs ont enregistré les activités de chaque travailleur et ont chronométré chaque tâche à la seconde près. En 2004, chaque employé changeait d’activité en moyenne toutes les trois minutes et cinq secondes. Mais le déficit d’attention évolue très rapidement. « La statistique la plus récente dont nous disposons remonte à 2016, où l’attention moyenne des gens sur leur ordinateur ou n’importe quel écran, était d’environ 40 secondes », explique Gloria Mark sur le podcast Undivided Attention. 

Le gorille invisible

Faisons ensemble une petite expérience. Ce test a été mis au point en 1999 par Christopher Chabris et Daniel Simons, deux chercheurs en psychologie cognitive de l’université de Harvard. Pour faire le test, suivez attentivement les instructions à l’écran. Et évitez de lire la suite si vous souhaitez obtenir des résultats concluants.

Deux équipes de basket échangent des passes : l’équipe portant des t-shirts noirs et l’équipe portant des t-shirts blancs. Vous devez compter les passes de l’équipe blanche et y mettre toute votre concentration. Il est fort probable que, ce faisant, vous ne voyiez pas le gorille qui fait irruption pendant quelques secondes au milieu des joueurs. L’étude de 1999 a montré que 50 % des participants ne l’avaient absolument pas vu passer. Elle est connue sous le nom de The Invisible Gorilla (Le gorille invisible).

En 1995, un officier de police, Kenneth Conley, avait été suspendu et accusé de faux témoignage car il affirmait ne pas avoir vu une agression violente survenue lors d’une course-poursuite avec un suspect, au coin de la rue où il se trouvait. En 2011, Chabris et Simons ont pu démontrer que le policier n’avait probablement pas vu l’agression car il était concentré sur une autre tâche. Et c’est ainsi que Conley fut réintégré dans ses fonctions.

L’attention continue partielle

Linda Stone, qui a passé 10 ans chez Apple, a été vice-présidente de Microsoft et est aujourd’hui auteure et consultante, notamment pour le MIT Media Lab, a étudié ce qu’elle appelle « l’attention partielle continue ». Chaque interruption, lorsque nous sommes concentrés, nous coûte environ 25 minutes de productivité et nous passons un tiers de nos journées à essayer de les récupérer.

Elle désigne par ces trois mots, « attention partielle continue », le fait de dispenser son attention partielle, partout, en permanence, dans le désir d’être au cœur des choses, de peur de manquer quoi que ce soit. C’est le FOMO bien connu des Américains (Fear of missing out, la peur de rater quelque chose). Nous voulons être connectés et nous scannons notre environnement et nos écrans pour trouver les meilleures opportunités, activités et contacts, et ce, à tout moment. Être occupé est valorisé, c’est être connecté, être vivant et avoir de l’importance. Par conséquent, nous sommes peu concentrés sur notre tâche principale à l’affût d’une meilleure opportunité.

Ce phénomène nous conduit à être en hypervigilance, infligeant à notre corps un état d’alerte et de crise tout au long de nos journées. Nous demandons à nos cerveaux de fournir de plus en plus d’efforts, comme si, avec des bandes passantes de plus en plus puissantes sur le réseau, nos cerveaux pouvaient suivre ce rythme effréné. Le résultat est que nous sommes hyper stimulés, fatigués et insatisfaits.

 

Les interruptions constantes

Les interruptions auto-infligées

Gloria Mark et son équipe ont également constaté que la moitié des interruptions était auto-infligée. Travailler sur une tâche et changer d’onglet pour consulter Facebook, par exemple, est une interruption auto-infligée. 

« Je pense que lorsque les gens changent de contexte toutes les 10 minutes et demie, ils ne peuvent pas réfléchir profondément. Elle précise Il n’y a pas moyen que les gens puissent atteindre le flow. [Ils] doivent se réorienter de manière cognitive, et c’est une charge cognitive supplémentaire parce que vous devez vous rappeler, par exemple, où vous en étiez si vous travaillez sur un document. Quelle était votre pensée avant d’être interrompu. » Gloria Mark, The podcast of undivided attention (Le podcast de l’attention totale).

La poursuite de la récompense la recherche de dopamine

En 1952, une étude est réalisée par des neurobiologistes canadiens James Olds et Peter Milner sur des rats en laboratoire. Ces derniers avaient la possibilité de stimuler certains groupes de neurones en appuyant sur une pédale. Pour certaines implantations, les rats appuyaient sur la pédale plusieurs milliers de fois par heure, oubliant de boire, de manger et dédaignant la ratte en chaleur introduite dans leur cage. Ils ressentaient manifestement un plaisir des plus intenses, oubliant tous les autres. Seul l’épuisement les arrêtait… Or le dispositif stimulait des neurones qui libéraient de la dopamine

Sean Parker, ancien président de Facebook, décrit le procédé mis en œuvre par les créateurs de Facebook, un système de « boucle de rétroaction de validation sociale », envoyant des shots de dopamine directement au cerveau. Il admet que « Non, le réseau social n’a pas été inventé pour aider les gens à mieux communiquer, mais, selon lui, pour consommer autant d’attention que possible de nos cerveaux en utilisant la “vulnérabilité” de la psychologie humaine ». (L’ADN, juin 2018)

Dopamine Labs, devenue Boundless Mind, start-up fondée par un neuropsychologue et un neuro-économiste, se charge de rendre addictives les applications de leurs clients grâce aux neurosciences et à l’intelligence artificielle. La start-up est largement décriée pour ses activités. « Tous les cerveaux fonctionnent de la même manière. Nous utilisons une intelligence artificielle pour déterminer les étapes qui vont vous motiver à avancer et à vous donner le plus de satisfaction », explique le docteur Combs, qui a rencontré son acolyte Ramsay Brown lors de leurs années à l’université de Californie.

Pour avoir plus d’informations sur l’hormone du bonheur, vous pouvez visionner la mini-série Dopamine, conçue et diffusée par Arte, qui explique les mécanismes responsables de l’addiction dans nos applications et réseaux sociaux préférés.

 

Les interruptions infligées par l’environnement

Le travail en open-space nous force à être constamment multitâche. Même avec un casque à réduction de bruit, chacun est contraint à changer d’objet d’attention en permanence. Il est de bon ton de saisir toutes les occasions de collaborer, d’avoir l’esprit d’équipe, de faire un bon mot… S’isoler, se concentrer vraiment sur une tâche est presque impossible… et pas forcément bien vu.

Subir le bruit, le regard des autres en permanence, être régulièrement interrompu a un coût. En effet, il semblerait que les économies générées par l’installation de bureaux en open space soient totalement annihilées par les pertes économiques qui en résultent : environ 60 % de baisse de productivité, et c’est sans compter les arrêts maladie, le fort taux d’absentéisme et le turn-over incessant.

Il est à noter que dans ce type d’espaces de travail, les employés les plus extravertis donneront le ton, partageant leur pensée, leur humeur facétieuse et leurs nombreuses anecdotes, tandis que pour les personnes de nature plutôt introvertie, ce type d’environnement s’apparente à un véritable cauchemar.

 

Remède à l’errance

La volonté personnelle/le libre-arbitre

Winifred Gallagher, journaliste scientifique, auteur de Rapt, Attention and the Focused Life, un livre sur le pouvoir de l’attention insiste sur notre propre responsabilité : « Une fois que vous avez compris comment fonctionne l’attention et comment vous pouvez en faire le meilleur usage possible, dit-elle, si vous continuez à sauter en l’air chaque fois que votre téléphone sonne ou à bondir sur ces boutons chaque fois que vous recevez un message instantané, ce n’est pas la faute de la machine. C’est de votre faute ». Se concentrer, c’est faire un choix délibéré. Elle confirme qu’il est impossible d’apprendre quelque chose à quoi on ne donne pas son attention. Elle conseille de travailler 90 minutes de manière concentrée en déconnectant tous ses appareils, puis de faire autre chose. 

L’attention s’enseigne

Jean-Philippe Lachaux est chercheur en neurosciences cognitives et directeur de recherche Dynamique cérébrale et cognition à l’INSERM de Lyon. Il a mis en place un programme de découverte et d’apprentissage de l’attention en milieu scolaire, le programme Atol. Ce programme financé par l’Agence nationale de la Recherche est suivi par 1.000 enfants à l’heure actuelle. Jean-Philippe Lachaux fournit des outils aux enseignants, ainsi qu’une bande dessinée Les petites bulles de l’attention, parue aux éditions Odile Jacob qui a été distribuée en librairie, à plus de 100.000 exemplaires. Son but est de toucher le plus grand nombre d’enfants possibles, leur apprenant l’attention et la concentration, bien avant leur exposition aux technologies de l’information. Une gymnastique reposant sur la perception, l’intention et la manière d’agir (PIM). (Lorsque vous avez un objectif, vous vous concentrez sur une perception, vous avez une intention de réaliser une action, et enfin vous mettez en place une manière d’agir). Il s’agit de garder en tête son objectif afin de ramener constamment son attention à sa volonté de le réaliser. 

La recherche du flow

Qui n’a jamais oublié totalement son environnement, la faim, la soif, toute notion de temps, pris par une tâche qui l’absorbe et le passionne totalement ? Selon les travaux de Mihály Csikszentmihalyi, psychologue hongrois et inventeur de ce concept devenu célèbre, « Le flow est l’état dans lequel sont plongées les personnes qui sont absorbées par une activité qui seule semble importer, et qui ignorent totalement leur environnement en appréciant la tâche à accomplir et tout en éprouvant du plaisir en la faisant ». Cet état que connaissent les artistes en pleine création, les inventeurs, les grands penseurs est indispensable à toute grande réalisation. Voulons-nous d’un monde où les plus grands intellectuels et scientifiques verraient leur potentiel amputé par des notifications et interruptions intempestives ? Selon Mihály Csikszentmihalyi, cette expérience d’immersion totale dans ce que nous faisons « entraîne des conséquences très importantes : meilleure performance, créativité, développement des capacités, estime de soi et réduction du stress. Bref, elle contribue à la croissance personnelle, apporte un grand enchantement et améliore la qualité de la vie. » 

La méditation

Pour Winifred Gallagher, la méditation serait la clé qui permettrait de reprendre le contrôle de sa vie en apprenant à diriger son attention, à en être le maître et non l’esclave. De nombreuses études scientifiques sont menées à l’heure actuelle sur le sujet et s’il est encore difficile de se prononcer, il semblerait que de courtes séances quotidiennes de méditation de pleine conscience permettent rapidement à des individus qui n’avaient jamais médité de diriger leur attention de manière plus efficace et aussi d’avoir des émotions plus positives. Ces pratiques favorisent également la mémoire et la créativité.

Selon, le Dr Josipovic, qui étudie les cerveaux de moines bouddhistes en les faisant méditer dans une machine à IRM depuis 2008, « Une chose que la méditation fait pour ceux qui la pratiquent beaucoup est d’améliorer la capacité d’attention. » Il ajoute que ces compétences permettent de mener une vie plus sereine et heureuse.

La pensée profonde 

Chez Intel, des membres du département Logiciels et services ont constaté qu’ils n’avaient jamais assez de temps pour penser de manière profonde et créative à des tâches ou à des problèmes à résoudre. Ils ont donc instauré quatre heures mensuelles de « Think time » (Temps pour penser) visibles sur un calendrier partagé au sein des équipes. Les employés ne sont pas tenus de répondre à leurs emails non-urgents ou au téléphone durant ces créneaux dédiés à la pensée. Le programme a connu un immense succès dès le départ, un employé ayant même développé un nouveau brevet peu de temps après avoir commencé à appliquer cette méthode, selon un rapport du Wall Street Journal.

De nombreuses études ont montré à quel point il était nocif de disperser son attention entre plusieurs tâches et de la laisser papillonner. Gloria Mark a observé comme conséquences des interruptions causées par les emails « une augmentation du stress, une humeur maussade et une baisse de la productivité ». Une étude de l’université de Londres a même prouvé que les interruptions et l’alternance des tâches affectaient le QI. Les participants qui tentaient de travailler de manière multitâche ont expérimenté une baisse de QI similaire à celle de personnes qui n’ont pas dormi de la nuit. Certains participants mâles ont vu leurs QI perdre 15 points et se retrouver avec un quotient intellectuel équivalent à celui d’un enfant de 8 ans. Sachez que si vous essayez de faire plusieurs activités en même temps, par exemple, lire un blog sur votre téléphone et écouter votre supérieur hiérarchique en réunion, vous ne garderez en mémoire que très peu d’informations de ces deux différentes sources. Gloria Mark et Stephen Voida de l’université de Californie encouragent les dirigeants et leurs équipes à programmer des créneaux horaires fixes pour relever ses emails et de couper ses notifications le reste du temps. Ils suggèrent également d’utiliser le téléphone et les rendez-vous en face à face autant que possible.

Bien avant l’ère d’Internet, le légendaire consultant en management et auteur, Peter Drucker, nous mettait en garde contre cette pratique dans son livre The Effective Executive de 1967. « Il y a eu Mozart, bien sûr, a écrit Drucker. Il pouvait, semble-t-il, travailler sur plusieurs compositions en même temps, toutes des chefs-d’œuvre. Mais il est la seule exception connue. Les autres compositeurs prolifiques de premier plan – Bach, par exemple, Haendel, ou Haydn, ou Verdi – ont composé une œuvre à la fois. Ils n’ont commencé la suivante qu’après avoir terminé la précédente, ou après avoir cessé de la travailler provisoirement et l’avoir rangée dans un tiroir. Les cadres en entreprise peuvent difficilement se considérer comme des “Mozart” ». 

A l’aide des données de plus en plus précises qui nous sont offertes par la science, il apparaît que la pression constante exercée sur nos cerveaux au quotidien est extrêmement nocive. Tout comme nous préservons nos corps de la junk food, il est temps de mener une réflexion sur les informations et contenus que nous laissons « entrer » dans nos vies, ainsi que sur nos comportements addictifs. Couper les notifications, s’éloigner des écrans le week-end et en soirée, renouer avec les livres et la nature, avec les personnes autour de nous, se ménager des vrais moments de concentration profonde lorsque l’on travaille sur un projet… à chacun de trouver sa propre hygiène personnelle. Il est largement possible de dire non, de s’isoler, de choisir consciemment ce sur quoi vous vous concentrez. Et, par respect pour vous-même, pour la tâche que vous souhaitez effectuer, pour la personne avec qui vous parlez, de lui dédier pleinement et consciemment votre attention. Vous connaissez à présent les effets dévastateurs produits par sa dispersion. Il ne tient qu’à vous, dès maintenant, de devenir son maître et non plus son esclave, pour votre bien-être, votre efficacité, votre santé, votre bonheur et celui de vos proches.

 

Caroline Hummel
Copywriting & Stratégie Éditoriale

 

 

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