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Interview Bernard Anselem

14 Mai 2020 | Interview

Bernard Anselem est médecin, titulaire d’un master de recherche en neuropsychologie (Toulouse, Lyon, Grenoble), spécialiste en imagerie médicale, auteur, conférencier orienté vers l’application des connaissances sur la prise de décision, l’intelligence émotionnelle, les motivations intrinsèques, l’adaptation au changement et la qualité relationnelle. Il est aussi formateur (médecins et entreprises), membre du comité d’éthique et chargé d’enseignement à l’université de Savoie et membre actif du comité scientifique d’Okamii.
Il s’appuie sur ces différentes disciplines pour nous aider à comprendre ce qu’est le burn-out, comment l’éviter, comment s’en sortir au mieux, mais aussi comment créer un cercle vertueux dans notre quotidien, tout particulièrement au cours de cette période de confinement qui met certains d’entre nous à rude épreuve. 

 

1. Qu’est-ce qui vous a amené vers la médecine, les neurosciences, y a-t-il eu un déclencheur dans votre vie ? Est-ce une vocation ?

La première réponse était la curiosité pour le vivant et pour l’humain, vouloir comprendre est un trait commun à tous les médecins, chercheurs et plus globalement scientifiques. Mais plus récemment, la révolution des sciences cognitives m’a fait  prendre conscience de l’extraordinaire marge de manœuvre que nous possédons sur nos jugements, nos intuitions, notre imaginaire, notre créativité. Ce qui m’a fasciné, c’est la possibilité de trouver des applications pratiques professionnelles et personnelles à ces avancées neurologiques et de pouvoir rendre ainsi service au plus grand nombre.

 

2. Du point de vue des neurosciences, que se passe-t-il lors d’un burn-out ? Que se passe-t-il dans le corps et dans le cerveau ?

Le « burn out syndrom » est défini par l’Organisation mondiale de la santé comme « un sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle et d’incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail » D’un point de vue neurologique il correspond à un état d’épuisement de l’organisme et du cerveau, par un stress chronique. Face à une information stressante, le cerveau et le corps développent des mécanismes d’adaptation (au niveau corporel : cortisol et adrénaline vont inciter le corps à utiliser les ressources musculaires, cardiovasculaires et endocriniennes entre autres) et au niveau cérébral : recrutement des réseaux émotionnels incluant entre autres, les amygdales, les hippocampes et le cortex préfrontal. Mais ces mécanismes vont perdre en efficacité et s’épuiser quand le stress devient chronique : les facteurs de croissance neuronaux s’altèrent, les mécanismes de régulation se grippent et apparaissent alors des troubles de mémoire, de motivation, une irritabilité ou un désinvestissement et des difficultés à la prise de décision, parallèles à une sensation de fatigue intense. 

 

3. Quelles sont les personnes les plus à risque ? Quels sont les facteurs décisifs ? Le stress est-il l’un d’eux ? 

Le burn-out est une surconsommation de ses ressources liée au stress chronique. Il affecte donc plutôt les personnalités très investies et motivées par leurs fonctions, celles qui désirent « trop bien faire » et ne tiennent pas compte des multiples signaux d’alarme que leur envoie leur corps. 

Au niveau environnemental, on retiendra les personnes exposées à une charge de travail élevée (horaires, tâches répétitives ou anxiogènes), à des conflits de hiérarchie ou entre partenaires, à un manque d’autonomie, une exposition émotionnelle forte (professions de santé et de soin, travail exposé à un public hostile), une absence de reconnaissance du travail produit, un contexte incertain ou encore une absence de sens ou un rôle mal défini dans l’entreprise. Tous ces facteurs internes ou externes ont en commun l’activation chronique des mécanismes d’adaptation au stress qui vont progressivement s’épuiser.

 

4. Peut-on rééduquer son cerveau lorsqu’on est dans une spirale négative ? Quand on commence à se sentir à bout, que peut-on faire concrètement en amont ?

Il existe fort heureusement de nombreux signaux d’appel qui doivent nous alerter avant d’arriver à un stade d’épuisement pathologique. La première stratégie sera donc de repérer ces signes non spécifiques, extrêmement communs, mais qui indiquent un début de fatigue de l’organisme : 

Irritabilité, difficultés de concentration, recherche d’isolement, pessimisme, recherche de substances addictives (alcool en 1er lieu), fatigabilité, troubles du sommeil, sentiment de baisse de performance. Ces signes (isolés ou associés à plusieurs) n’ont bien sûr aucune spécificité, mais doivent nous inciter à diminuer nos exigences de résultats ou à limiter notre charge mentale.

D’autres stratégies ont vu leur utilité démontrée par des travaux concordants : 

  • exercice physique (diminution du stress, effet apaisant, stimulation cérébrale, motivation, soutien cardio-vasculaire, immunitaire et amélioration des marqueurs biologiques) 
  • exposition à la nature (mêmes effets)
  • pratiques délassantes (arts, musique, activités manuelles, jardinage, rire, lecture, écriture, etc.
  • acceptation émotionnelle (j’accepte les émotions que je ne peux pas contrôler et j’arrête de lutter contre elles)
  • orientation reconnaissante (apprendre à repérer le positif dans chaque situation pour rééquilibrer la masse des émotions négatives)
  • orientation vers le présent (mindfulness à travers les pratiques de méditation de pleine conscience ou en pratique ambulatoire)
  • culture du lien relationnel : la qualité de nos relations est un facteur prédominant de santé mentale.

 

5. Pouvez-vous décrire les pratiques pour une bonne hygiène émotionnelle au quotidien, dans sa vie privée et sa vie professionnelle, et éviter le burn-out ? 

L’exposition au stress chronique favorise les émotions et perceptions négatives, il faut donc rééquilibrer en apprenant à réguler ses émotions désagréables par des pratiques à effet immédiat, telles que 

  • le recadrage des pensées négatives (apprendre à envisager les problèmes sous un angle plus constructif) ou 
  • les techniques de contrôle respiratoires comme la « cohérence cardiaque » qui consistent à ralentir volontairement son rythme respiratoire, ce qui adresse un message d’apaisement au cerveau.

D’autres pratiques d’hygiène psychique à plus long terme sont importantes : 

  • sommeil régulier en respectant les cycles, 
  • alimentation riche en fruits et légumes (effet antioxydant diminuant l’inflammation due au stress), 
  • respect de pauses ou de micro-siestes en cas de manque de sommeil,
  •  acceptation émotionnelle, 
  • relaxation, exposition à la nature, respect d’une activité physique régulière,  etc.

Au niveau professionnel : 

  • prévention des conflits entente claire sur les objectifs et les règles communes, 
  • détermination des tâches de chacun, 
  • faire en sorte que chacun ait le sentiment d’avoir une part d’autonomie et de contrôle sur son environnement,  
  • relations équilibrées avec la hiérarchie (par exemple : en collaboration avec l’employeur, tenter de fixer des objectifs plus réalistes et plus gratifiants), 
  • reconnaissance du travail réalisé
  • explication des mesures prises afin de donner un sens au travail, 
  • combattre le sentiment d’injustice ou d’impuissance, 
  • soutien social (empathie, écoute réelle, prise en compte des besoins formulés), 
  • Faire la chasse aux consignes changeantes et injonctions contradictoires
  • et sur un plan plus personnel : hiérarchiser les tâches prioritaires à accomplir selon l’importance et d’urgence, apprendre à dire non de temps en temps, apprendre à déléguer, respecter des pauses régulières.

 

6. Comment à votre sens se relever d’un burn-out ? 

  • L’amélioration des phases précoces du burn-out passe principalement par la réduction du stress et de toutes ses causes et par l’apprentissage de nouvelles hygiènes de vie plus respectueuses de votre charge mentale et de votre équilibre émotionnel. Les stratégies de régulation émotionnelles, de limitation du stress et les habitudes de vies sont décrites ci-dessus. Un accompagnement par une thérapie cognitive et comportementale sera souvent nécessaire afin d’améliorer la compréhension et la mise en place de ces mesures préventives.  
  • Au stade de burn-out établi (triade d’épuisement émotionnel durable et prolongé avec inefficacité d’action, de démotivation profonde avec perte d’estime de soi, et de dépersonnalisation avec absence d’empathie, évitement des contacts sociaux) un arrêt prolongé est inévitable, la récupération sera lente et nécessite une grande patience. 
  • En cas de désordres psychiques associés (anxiété généralisée, syndrome dépressif, insomnies chroniques, troubles compulsifs, phobies, addictions, entre autres) des traitements médicamenteux sous contrôle médical étroit seront nécessaires pour passer un cap. 

Ces soins permettent de reprendre progressivement à terme une activité, mais doivent être bien sûr accompagnés des mesures préventives décrites afin de prévenir les récidives. 

 

7. Que peut-on faire actuellement, lors du confinement, pour ne pas tomber dans une spirale négative ?

Il faut distinguer les personnes en télétravail soumises à une activité régulière, éventuellement complétée par la charge d’éducation des enfants, des personnes inactives et isolées.

Chez les premières, la charge mentale peut être lourde et les conseils de régulation émotionnelle et de limitation des causes de stress restent identiques à ceux exposés plus haut. 

En ce qui concerne les personnes dont l’activité s’est brutalement arrêtée, celles qui sont isolées ou dont les perspectives sanitaires ou financières sont inquiétantes, la gestion de l’anxiété et des addictions sera prédominante. Les stratégies les plus efficaces à effet immédiat sont l’exercice physique, l’acceptation émotionnelle, la cohérence cardiaque, l’imagerie mentale (chasser ses émotions négatives en s’imaginant dans un cadre émotionnellement très agréable avec un maximum de détails sensoriels, émotionnels, relationnels et cognitifs) le recadrage (ou réévaluation cognitive) et surtout le refuge dans une activité prenante (manuelle ou intellectuelle, quels que soient vos goûts, occupez-vous !). 

Les activités les plus efficaces sur le long terme seront l’orientation reconnaissante (apprendre à repérer le positif, en particulier grâce à la gratitude), l’orientation vers le présent (méditations mindfulness) le recadrage cognitif,  l’implication dans une activité qui vous plait et la culture du lien relationnel avec les proches ou avec des relations perdues de vue.  

 

8. Quelle gymnastique cérébrale pour accéder à des émotions positives ? Des conseils et astuces pour gérer ses émotions au quotidien. Et d’ailleurs, faut-il les gérer ?

Le but n’est pas d’éradiquer les émotions négatives, c’est impossible et ce n’est pas souhaitable car toutes les émotions y compris les plus désagréables ont leur utilité pour l’organisme. En revanche dans les périodes troublées nous percevons un excès d’émotions et de ressentis négatifs par rapport aux affects positifs. Il est alors important de rétablir un équilibre avec une proportion plus importante d’émotions positives. Cette balance a un effet direct, non seulement sur notre bien-être, mais aussi sur notre santé psychique et physique et sur notre vie sociale et professionnelle. Dans cette optique, l’ensemble des stratégies déjà exposées apporte une amélioration, et plus particulièrement l’entraînement à repérer les événements positifs (orientation reconnaissante, gratitude, recadrage cognitif, mindfulness) qui modifient littéralement notre vision du monde.

 

9. Vous êtes diplômé en « Science of happiness » de Berkeley, qu’est-ce que ça signifie concrètement ? Une science du bonheur, ça existe ? Et en quoi ça consiste ? Quelles sont les disciplines concernées ?

Ces disciplines étudient les comportements susceptibles d’apporter d’une part un bien être immédiat, mais également ceux qui produisent une satisfaction de vie plus durable et plus large incluant l’accomplissement à travers des notions telles que l’autonomie, la croissance personnelle, les relations positives avec les autres, les buts dans la vie, l’acceptation de soi, voire pour certains le dépassement de soi pour des objectifs plus larges que notre propre personne. Ces comportements sont étudiés par une branche des sciences psychologiques : la psychologie positive, qui peut être définie comme : « l’étude des conditions et des processus qui contribuent à l’épanouissement ou au fonctionnement optimal des individus, des groupes ou des institutions »

Ces disciplines utilisent la méthode scientifique, les comportements sont testés selon des méthodes qui se rapprochent des expérimentations médicamenteuses, avec établissement d’échantillons et de méthodes statistiques éprouvées, groupes témoins, transparence, reproductibilité et discussion critique par les pairs.

 

10. Qu’est-ce qui est pathogène dans le monde de l’entreprise ? 

On retrouvera ici les conditions d’hygiène émotionnelle décrites à la question 5 : 

  • Absence de prévention des conflits, règles mal définies 
  • Mauvaise détermination des tâches de chacun, 
  • Pas de contrôle sur son environnement, manque d’autonomie et de confiance (excès de contrôle)
  • relations déséquilibrées avec la hiérarchie (décisions imposées sans écoute ni explication,  objectifs non réalistes et non gratifiants), 
  • Absence de reconnaissance du travail réalisé
  • Pas d’explication des mesures prises afin de donner un sens au travail, 
  • Sentiment d’injustice ou d’impuissance, 
  • Absence de soutien social (empathie, écoute réelle, prise en compte des besoins formulés), 
  • Consignes changeantes et injonctions contradictoires

 

11. Comment créer un cercle vertueux dès le matin ? 

Les habitudes et les attentes sont éminemment variables, mais il est possible de proposer un certain nombre de bonnes pratiques : 

  • Un rituel de coucher à heures fixes, après la récapitulation des moments positifs de la journée (l’heure du coucher détermine un réveil régulier) 
  • Un lever à horaire fixe, y compris après un épisode d’insomnie (afin de ne pas décaler le cycle et préserver le sommeil futur)
  • Une activité physique ou une séance de pleine conscience dès le réveil
  • Une planification de la journée en hiérarchisant les tâches
  • Une anticipation des difficultés afin de prévoir les stratégies de recadrage cognitif à froid

 

12. Comment fonctionne l’intelligence collective ? Peut-on s’appuyer sur elle en période de crise ? 

Il a été montré que les principaux facteurs d’efficacité collective n’étaient pas l’intelligence (QI) de chaque membre, ni le niveau de formation académique, ni l’intelligence du leader, mais plutôt 

  • Le degré d’écoute, de confiance et d’empathie entre les membres,  ce qui définit la notion de « sécurité psychologique », en confiance les gens osent plus et s’impliquent plus. 
  • L’implication de tous à travers des temps de parole équilibrés
  • Une diversité des profils, en particulier la présence de femmes dans les équipes.

Par définition, une période de crise bouleverse les conditions habituelles, il faut donc faire émerger de nouvelles solutions, les compétences nouvelles ne vont pas émerger forcément des personnalités les plus performantes lors de l’époque précédente. L’importance de la collaboration collective prend alors toute sa signification afin de tirer les initiatives les plus adaptées à la situation changeante. “Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements.” Charles Darwin

Merci Bernard Anselem pour ces informations précieuses qui ne manqueront pas d’aider un grand nombre d’entre nous. Pour conclure, quel message souhaitez-vous faire passer à notre communauté ? 

 « Nous ne voyons pas le monde tel qu’il est, mais tel que nous sommes » nous dit E. Kant.

« L’important pour l’homme n’est pas tant ce qui lui arrive, mais ce qu’il pense de ce qui lui arrive »  nous dit A. Schopenhauer

Ces principes ont été confirmés par de multiples travaux de psychologie et de neurosciences cognitives. Nous avons donc la possibilité de changer nos croyances lorsqu’elles nous mènent à l’épuisement. Une pensée n’est qu’une pensée, elle n’est pas la réalité et elle n’est pas notre identité, nous pouvons nous donner le droit de changer d’avis pour nous adapter, préserver notre santé, nos motivations et notre énergie vitale.

Il ne viendrait à l’esprit de personne de débuter un marathon par un sprint et prétendre tenir sur toute la durée de l’épreuve. Notre cerveau obéit aux mêmes lois, il peut accomplir des merveilles et montrer une endurance étonnante, mais n’est pas inépuisable, il faut juste savoir l’entrainer, sans l’anéantir.

Nous avons plus de pouvoir sur notre cerveau que nous le croyons, apprenons à l’utiliser au mieux et à le préserver  !

 

13. Et pour finir, pourquoi avez-vous rejoint Okamii  ? Et qu’est-ce qui vous a motivé dans ce projet   ?

J’ai trouvé ce projet extrêmement pertinent lorsque j’en ai pris connaissance. Tout d’abord, il y a peu d’initiatives concernant le burn-out et c’est une lacune qui doit être comblée. J’y ai vu une occasion de diffuser des informations qui me semblaient peu connues dans la population générale, et pourtant fort utiles. Ces connaissances restent, malheureusement, le privilège des scientifiques et de la profession médicale. J’y ai vu la possibilité d’offrir mon aide de neuroscientifique. En effet, il y a des travaux de recherche à faire connaître, qui permettraient de travailler beaucoup plus efficacement avec son cerveau, au lieu de l’épuiser, de comprendre ses capacités mentales cognitives et de les gérer. Et par conséquent, d’éviter dans certains cas le burn-out.

Vous pourrez retrouver les travaux de Bernard Anselem dans ses ouvrages Je rumine, tu rumines, nous ruminons et  Les talents cachés de votre cerveau au travail, entre autres…

 

 

 

Caroline Hummel
Copywriting & Stratégie Éditoriale

 

 

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